Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 13:43

Je ne sais ce qui vous a valu la mauvaise fortune de débarquer ici, vous mîtes certainement en colère quelque obscure puissance. Vous avez lu et approuvé les conditions générales draconiennes de ce blog, vous me voyez désolé de vous avoir imposé cette épreuve.

 

La première chose à faire est de regarder discrètement derrière vous et sur les cotés. Si vous voyez quelqu’un, même s’il n’a pas l’air de lorgner par-dessus votre épaule, demandez lui gentiment mais fermement de quitter la pièce. Si c’est l’ordinateur d’un ami que vous utilisez et que c’est chez lui que vous êtes ? Voyez-vous une raison quelconque pour laquelle il vous espionnerait ? Non ? Donc il n’a aucune raison de rester. Oui ? Donc l’endroit n’est pas sûr, partez et visitez scalpel.over-blog.net (scalpel dans la suite pour faire plus simple) lorsque vous serez seul. Scalpel se consulte sans yeux indiscrets dans votre environnement (informatique aussi, vérifiez !!!).

Vous demandez-vous pourquoi je vous vouvoie alors que vous êtes seul ? Peut-être le tutoiement viendra t’il pour ceux qui seront les plus proches de moi. Si j’avais employé le tutoiement ici, c’eut été celui de l’exquis Au lecteur1, mon préambule se terminant par le délicieux « Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère »1. La crainte que ce tutoiement ne soit confondu avec celui, vulgaire, condescendant, de copinage doucereux, utilisé actuellement jusqu’à plus soif par les publicitaires, m’en a vite dissuadé.

A présent vous allez pénétrer dans mon monde et je ne suis pas très sûr que ce soit un bienfait pour vous. Je ne sais s’il sera distrayant quelle que soit la lecture que l’on en ait, pour celui qui y consacre quelques minutes, comme celui qui y sacrifie des dizaines d’heures.

 

 

Beaucoup ne vont pas en apprécier le ton, l’humour, les contenus en général.

Scalpel est d’ailleurs fortement déconseillé aux moralistes de tout poil, aux fervents des différents courants monothéistes, aux adeptes de la censure et des restrictions des libertés individuelles, aux tenants de l’état policier et de la surveillance systématique du citoyen et autres imposeurs de vérité absolue.

Vous ne trouverez pas beaucoup de photos ou de dessins ici, ceci pour deux principales raisons :

-         Les images pouvant illustrer ces récits sont rares.

-         Il est peu probable qu’un photographe, dessinateur ou graphiste s’intéresse à ce blog et partage gracieusement le fruit de son travail.

 

 Si vous avez dansé sur les Chants de Maldoror2, si vous faites de la Philosophie dans le Boudoir3 tel un Divin Marquis, si vous vivez quotidiennement les Chroniques de la Haine ordinaire4, si vous êtes parvenus à vivre à l’ « Etat de Nature »5 pour vérifier si « l’homme est un loup pour l’homme »6, si vous préservez dans l’ombre l’autorité du Prince7, si l’ordre établi, les conventions, la sagesse populaire vous donnent des nausées, si vous aimeriez mettre un sacré coup de pied dans la fourmilière, vous avez une infime chance d’apprécier quelques articles.

Mais l’Essentiel n’est pas là. Chercher l’heure aux Arts et Métiers, aller plus loin que la règle de 3, voila qui est important.

 

Tant que j’y trouverai du plaisir, je continuerai Scalpel. Je ne promets pas d’y être assidu, ni d’égal intérêt au fil du temps. Mais je vous affirme, pour paraphraser un grand chanteur français8 (pour qui, je crois, il serait bénéfique de réécouter ses anciens textes), que « ce n’est sûrement pas un prix littéraire, un contrat d’édition pour moi tout seul qui me feront virer de bord, qui me feront fermer ma gueule ». Sauf, bien entendu, si l’on commence à parler avec des nombres à 8 chiffres (avant la virgule,je précise), faut dire que quand on me prend par les sentiments, je me laisse parfois attendrir.

 

Notes :

1 Beaudelaire, Les Fleurs du mal.

2 Lautréamont (A.K.A. Isidore Ducasse).

3 le Marquis de Sade.

4 Pierre Desproges.

5 Thomas Hobbes, Leviathan.

6 Plaute (A.K.A. Titus Maccius Plautus), comédie de l’âne, repris par Thomas Hobbes, Leviathan.

7 Machiavel (A.K.A. Nicolo Machiavelli).

8 Renaud Séchan, Où c’est qu’j’ai mis mon flingue.

1ere mise en ligne, 2006. Article retouché.
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